par Gabriel Gauthier

Un étudiant qui perce un trou dans son hôtel d’abeille

Lors de la semaine du 7 au 11 mai, 22 élèves du secondaire ont participé à un mini-cours à l’Université d’Ottawa intitulé « La biodiversité: tant à découvrir! » offert par la professeure et chercheure Jessica Forrest et son équipe d’étudiants aux cycles supérieurs. Le cours portait, en partie, sur l’écologie de la pollinisation, et les activités comprenaient, entre autres, la capture d’abeilles avec des filets, l’identification d’abeilles capturées, et la création d’un hôtel d’abeille à trois chambres (un habitat de nidification durable pour les abeilles solitaires nichant hors sol).

Pour fabriquer ces hôtels d’abeilles, chaque élève a reçu un morceau de bois de « 2 par 4 » d’environ 10 cm de longueur. Trois trous de différentes tailles ont été forés dans le bois sur sa longueur. Ensuite, à l’aide d’une torche, les élèves ont légèrement noirci la surface sur laquelle les trous ont été percés afin de rendre l’hôtel d’abeilles plus naturel pour ces pollinisateurs. Par la suite, le bois a été trempé dans le polyuréthane et a pu sécher pendant 72h, permettant une durabilité accrue.

Un hôtel d’abeille complété par un étudiant

Plus tard au cours de la semaine, les trous ont été repercés, calfeutrés en noir à l’arrière (ne laissant qu’une seule ouverture par trou sur la surface noircie), et un petit toit a été collé sur l’hôtel afin d’empêcher la pluie d’entrer dans les chambres d’abeilles. Enfin, un petit bout de ficelle a été remis à chaque élève afin qu’ils accrochent leurs hôtels d’abeille sur un arbre, idéalement à une hauteur de 50 à 100 cm du sol, face à un regroupement de fleurs sauvages.

De nombreuses abeilles solitaires, y compris celles des genres Osmia et Megachile, seront ravies d’utiliser ces nouveaux et magnifiques hôtels pour leur reproduction au plein cœur d’Ottawa! La création et le déploiement de tels habitats (ainsi que la plantation de fleurs favorable aux pollinisateurs) sont faciles à réaliser et offrent à nos jeunes gens passionnés par les abeilles un excellent moyen d’interagir avec celles-ci d’une manière significative!


Gabriel Gauthier est un étudiant à la maitrise dans le laboratoire de Jessica Forrest à l’Université d’Ottawa. Il cherche à comprendre comment les interactions abeilles–plantes peuvent modifier la production de progéniture chez les abeilles sauvages au Colorado.

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